Fruits Rouges

Gaz et Stratégie du Choc en Ukraine (The Guardian) par Noemie Klein

Gaz et Stratégie du Choc en Ukraine

(The Guardian)

par Noemie Klein

 

ob_9cc71e_climate-change-jpgDu changement climatique à l’Ukraine, l’industrie du gaz naturel est sans égale, lorsqu’il s’agit d’exploiter une crise à son profit – elle applique ce que j’appelle la stratégie du choc.

 

Article publié par Naomi Klein dans The Gardian du jeudi 10 avril 2014, traduit par Hervé Le Gall, publié en français le 22 avril par Echoes.over-blog.com.

 

Pour vaincre Vladimir Poutine, il suffirait d’inonder le marché européen de gaz-naturel-extrait-aux-États-Unis-par-fracturation-hydraulique, du moins l’industrie aimerait-elle nous le faire croire. Deux projets de loi, qui viennent d’être présentés au Congrès des États-Unis – l’un devant la Chambre des Représentants (H.R. 6), l’autre devant le Sénat (H.R. 2083) – apportent leur contribution à l’escalade de l’hystérie antirusse ; ils ont pour objectif d’autoriser les exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) à l’issue d’un examen en procédure accélérée, au nom de l’aide qu’il conviendrait d’apporter à l’Europe, pour lui permettre de ne plus dépendre des énergies fossiles de Poutine, tout en renforçant la sécurité nationale des États-Unis. Lire la Suite

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A lire : un extrait de « La Révolution fut une belle aventure » de Paul Mattick

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Paul Mattick, 

La Révolution fut une belle aventure

(Des rues de Berlin en révolte aux mouvements radicaux américains 1918-1934),

L’échappée,

coll. « Dans le feu de l’action »,

2013, 192 p., 17 €.

Né à Berlin en 1904, le jeune ouvrier berlinois Paul Mattick adhère à 14 ans à la Frei Sozialistiche Jugend – une organisation à gauche de la social-démocratie – et encore adolescent participe avec enthousiasme aux tentatives révolutionnaires qui suivent la fin de la Première Guerre mondiale dans les rangs du KAPD – un parti communiste conseilliste non inféodé à Moscou – échappant de peu à la mort à plusieurs reprises. Il vit alors au jour le jour et participe aux cercles d’avant-gardes artistiques et littéraires qui fleurissent durant cette période.

Avec le reflux, il décide de tenter sa chance aux États-Unis en 1926 où il s’établira jusqu’à sa mort en 1981. Là aussi ouvrier d’usine, il adhère au syndicat révolutionnaire IWW et s’engage dans le puissant mouvement des chômeurs qui suit la crise de 1929. Celui-ci s’organise sous la forme de conseils : ce sera, dit-il, « la plus belle période de ma vie » (lire l’extrait ci-dessous). Avec le New Deal, la révolution n’est plus à l’ordre du jour et Mattick se consacre à des travaux théoriques afin de démontrer, à l’encontre de Keynes et à la suite de Marx, que ce dernier a découvert « la contradiction interne au système de production capitaliste » qui « porte en lui le germe de sa désintégration ».

Ce témoignage exceptionnel, servi par une belle édition, éclaire un courant politique méconnu qui participa aux luttes pour changer le monde par en bas au profit du plus grand nombre.

(merci à Charles Jacquier pour l’introduction et l’extrait)

Le mouvement des chômeurs

La dernière grande grève menée par les IWW s’est déroulée en 1927 dans le Colorado.1 Ils comptaient à ce moment-là 20 000 membres, dont 500 à Chicago.Ce fut un échec qui amorça le déclin de l’organisation. Par la suite, l’activité des wobblies s’est effondrée, surtout dans les grandes villes. Lire la Suite

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Une crise du troisième type par Isaac Joshua

Une crise du troisième type

par Isaac Joshua 

Nous livrons cet interessant article de Isaac Joshua publié dans la revue Contretemps le 18/11/1913 à la sagacité de nos lecteurs.

Isaac Joshua est économiste et membre du Conseil scientifique d’Attac. Dans cet article, il propose une typologie des crises capitalistes depuis 1825, permettant de situer la crise présente dans l’histoire longue du capitalisme. 

 

Voilà maintenant plus de 5 ans que la chute de Lehman Brothers a donné le signal de départ de la première grande crise du 21èmesiècle. Déjà particulièrement longue, cette crise ne semble pas près de s’arrêter. Déplaçant son épicentre (des Etats-Unis vers l’Europe), changeant de forme (d’une crise financière à la crise de la dette), elle est toujours là. Comment la situer par rapport à la longue série des effondrements qui ponctuent l’existence du capitalisme ? Jean Lescure avait noté que 1825 est l’année « de la première crise générale de surproduction digne de ce nom ». Dans le premier tome de son livre Des crises générales et périodiques de surproduction (1938), de 1825 à la Première Guerre mondiale, il avait compté 11 crises de ce type (1825; 1836-39; 1847; 1857; 1866; 1873; 1882-84; 1890-93; 1900; 1907; 1913-14), avec une périodicité oscillant entre 7 et 10 ans. Il est, depuis, admis qu’on peut parler pour cette période d’une régulation concurrentielle (au sens où prédominent les phénomènes de marché), et ce surtout à partir de la crise de 1847. Il serait intéressant de faire ressortir les traits principaux de ces courbes à l’allure de montagnes russes et de situer la crise actuelle face à ces fluctuations, ce que je me propose de faire dans les quelques pages qui suivent. Lire la Suite

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Le Mali échappera t-il à la suprématie occidentale ? par O.G. KUNTA

Le Mali échappera t-il

à la suprématie occidentale ?

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Pendant que les Maliens dorment comme d’habitude, le gouvernement Français, de mensonge en mensonge est en train de préparer la séparation du Mali dans les coulisses.

Au vu et au su de tout le monde la France ment et persiste dans le mensonge. La semaine dernière, Laurent Fabius sans honte ni vergogne a déclaré que son armée agit selon les décisions d’Ibrahim Boubacar Keita, alors que la réalité sur le terrain est tout autre chose. Lire la Suite

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Le Sud : Quelles alternatives ? par Samir Amin

Le Sud :

Quelles alternatives ?

Conclusions du colloque organisé à Alger du 25 au 30 septembre 2013

par Samir Amin

Le projet auquel nous voudrions contribuer est celui d’une utopie créatrice. On peut, si l’on veut donner un nom à cet avenir, à cette perspective, en anglais, dire « value based development », ou encore un développement fondé sur un corpus de valeurs morales, éthiques, sociales qui intègrent la démocratie, la liberté et l’égalité, la solidarité etc. Pour moi, cela s’appelle le « communisme », celui que Marx avait imaginé. Lire la Suite

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