Fruits Rouges

Le second tour de l’élection présidentielle du Mali du 11 Août 2013 : L’indépendance et l’intégrité territoriale du pays en jeu !

Le second tour de l’élection présidentielle du Mali du 11 Août 2013 : L’indépendance et l’intégrité territoriale du pays en jeu !

par Ibrahima Sène PIT

Ibrahima Sene Pit Bby

Contrairement à la Tunisie et à l’Egypte, ce n’est pas le sort de la République démocratique et laïque qui est enjeu au Mali, mais bel et bien l’existence de son Etat dans ses frontières de 1960, héritées du colonialisme, et la préservation de sa souveraineté internationale.

Pour la seconde fois depuis la création de l’OUA, les peuples africains, après le Soudan, sont confrontés à la remise en cause du sacro-saint principe d’intangibilité des frontières héritées du colonialisme. Cette fois, c’est le Mali qui est ciblé avec la complicité de l’organisation continentale, l’Union Africaine (UA), dont la raison d’être est pourtant de conduire nos Etats à l’unité continentale à partir de ces mêmes frontières internationalement reconnues. Lire la Suite

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Mali : ingérence humanitaire ou nouveau Sahelistan ?

Mali : ingérence humanitaire

ou nouveau Sahelistan ? 

Par Ali El Hadj Tahar

Nous avons réunis ici la série de 16 articles publiés par Le Soir d’Algérie et reproduits par Mondialisation.ca .
Nos lecteurs pourront s’amuser à dénicher quelques erreurs mineures ou constater que Mr Ali El Hadj Tahar considère comme établi ce qui n’est pour le moment que des hypothèses fortes. Tel qu’il est ce texte est une sources précieuse d’informations et nous en recommandons la (longue) lecture à tous. (Fruits rouges)

Des plans asphyxiants du FMI aux hordes barbares

(1ère partie)

 

La crise malienne est-elle en train d’être réglée ou bien va-t-elle perdurer ? Quelles sont ses origines ? Quels sont les acteurs de l’ombre et à qui obéissent les prétendus groupes «islamistes » et «séparatistes» qui s’apparentent beaucoup plus à des mercenaires qu’à des rebelles de conviction et de principes, aussi faux et archaïques soient-ils ? Pourquoi l’Azawad est un mensonge, une mystification et surtout une construction coloniale ? Comment a fonctionné le scénario qui a permis à ces mercenaires de s’installer au Mali ? Avec quels moyens et soutiens ? Pourquoi le Mali ne pouvait pas se défendre ? Comment il en a été empêché avant et après un mystérieux coup d’Etat ? Dans ce conflit, l’Algérie a-t-elle été à la hauteur pour défendre ses intérêts et sa profondeur stratégique ? Un Sahelistan est-il possible et quels ingrédients lui faut-il ? Lorsque le terrorisme est utilisé comme outil de politique étrangère par des Etats, cela s’appelle guerre par procuration. Cette guerre a aussi été livrée à l’Algérie, sur le sol algérien, à In Aménas… Des réponses et des tentatives d’approche sur une crise face à laquelle l’Algérie ne peut se contenter de fermer ses frontières pour se croire à l’abri. Lire la Suite

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Mali : bilan d’une année de désastre : Ils volent déjà notre pétrole au Nord.

Mali :

bilan d’une année de désastre :

Ils volent déjà notre pétrole au Nord.

 par Mohamed Coulibaly

L’agression du Mali, ce n’est plus un secret, a été un montage brinquebalant orchestré par la France de Nicholas Sarkozy, soutenue par les Etats-Unis de Bush à Obama, financée par leur ami commun du Qatar, instrumentalisé bien avant la campagne de Libye, et qui escompte au bout un retour sur investissement. En effet, il lui a été promis d’être, avec la firme TOTAL, aux avant-postes de l’exploitation frauduleuse du brut malien. Des informations de presse vérifiées avaient fait état du débarquement à Tessalit, par des cargos qataris, de matériels lourds qui n’étaient pas des armements. Il apparaît, selon des renseignements de source, qu’il s’agit d’équipements de forage de puits pétroliers. Ce qui n’était, pour moi, qu’une hypothèse, semble bien se vérifier à présent. En effet, cette histoire sans queue ni tête d’étrangers en semblant de « djihad » dans un pays musulman, sans précédent dans le monde, cache mal la razzia de l’or, noir et jaune, en cours dans le désert malien que les deux puissances nommées ont toujours convoité.

De la manière dont la France et ses alliés ont manœuvré sur le « Dossier du Sahel », en mettant les pauvres Chefs d’Etat de la CEDEAO en première ligne pour endosser des décisions hostiles au peuple malien, nous avions compris que les puissances bellicistes (France, Etats-Unis, Grande Bretagne) de l’OTAN cherchaient à gagner du temps. Curieux manège. On a pensé que le dilatoire servait à attendre les renforts de leurs mercenaires, à redéployer à la fin de la campagne de Syrie. Mais, tâchons de suivre le fil des évènements, ils sont révélateurs du stratagème.

Traitrise du Chef de l’état de l’époque…

Au départ, par la traîtrise du Chef de l’Etat de l’époque, chef suprême des armées, des jeunes soldats maliens sont massacrés à Aguel Hoc par des assaillants blancs, après un cas similaire à Abéibara, étouffé un an plutôt. Le gouvernement de Sarkozy applaudit, parlant de « succès militaire » du MNLA, qu’il venait de monter de toute pièce, son cheval de Troie. La chaîne qatari Al Jazzera diffusa en boucle les images de l’attaque, avec Iyad Ag Gahly, conduisant la prière. Tandis que les Maliens sont consternés par l’horreur, et que, ATT, le bonimenteur cherche à se disculper à la télévision, personne, nulle part, ne condamne l’odieux crime exhibé sur la toile comme un trophée de guerre.

L’agression du Mali est superbement ignorée par l’ONU

L’agression du Mali est superbement ignorée à l’ONU, caporalisée par les commanditaires. C’est lorsque le bachibouzouk est chassé du pouvoir, que commence l’élucubration outrancière des Occidentaux sur la légalité, dans un pays qu’ils savaient livrés aux bandits et hors-la-loi par un pouvoir corrompu, immoral, qui n’a cure de légalité, et dont chaque acte est entaché de vices. Ils avoueront eux-mêmes que la démocratie au Mali n’était qu’une farce, sans élection, qui n’a perdu que la façade. Malgré tout des charlatans de sombre dessein, se disant anti-putschs, continuent, sans honte, de parler de l’exemple démocratique malien. Ils ignorent, apprentis sorciers, que l’Armée est une composante de la société politique, et que l’institution militaire n’a pas vocation à gouverner, mais à arbitrer, si. L’Armée ne fait pas de politique, mais se mêle de politique, puisque son personnel vote, libre de sa conscience. Lire la Suite

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Mali : l’irealpolitik des Entités-bâtardes* africaines.

Mali : l’irealpolitik des Entités-bâtardes* africaines.

par Ahouansou Séyivé

 

*Les Entités-bâtardes découlent du découpage colonial.
Présentant formellement les caractéristiques d’un état, elles n’en sont que de pâles reflets. N’ayant qu’une souveraineté limitée sur le plan monétaire (le CFA), inexistante sur le plan politique, militaire et économique en ce qu’elles restent inféodées à leur ex-puissance coloniale et aux organismes subsidiaires de l’ONU (Banque Mondiale ou FMI) qui les gèrent par pantins interposés (Alassane Ouattara, Blaise Compaoré, Yayi Boni etc)…
 

L’Afrique se retrouve aujourd’hui plongée en plein paradoxe temporel : une séquence surgissant du passé, bousculant le présent et hypothéquant son avenir vient de se clore avec l’intervention française dans le nord du Mali.
Du sommet de la Francocacophonie, en passant par les visites, à Kinshasa et Alger de François Hollande, jusqu’à la nouvelle expédition « humanitaire » tricolore en terre malienne, ont de nouveau été posés les jalons balisant l’impasse que furent, sont et resteront les relations françafricaines : un cul-de-sac pour l’Afrique, un tombeau pour les africains. Lire la Suite

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Mali : une « démocratie » contre le peuple !

Mali : une « démocratie » contre le peuple !

par Pr Issa N’DIAYE

La chute brutale de ATT a mis à nu les fondements pourris de la démocratie malienne tant chantée à l’extérieur. Les populations maliennes l’avaient compris il y a belle lurette. En témoignent les taux de participation qui dégringolaient d’élection en élection. De 1991 à nos jours, à peine 20% des Maliens participent régulièrement aux élections. Depuis deux décennies, nous avons l’un des taux de participation aux élections les plus bas en Afrique. Peut-on honnêtement dans ces conditions qualifier de légitime une ‘démocratie’ autant boudée par son propre peuple?

Le coup d’Etat du 22 mars 2012 a soulevé un concert de condamnations plus ou moins sincères. Certains l’ont condamné, parce qu’ils n’étaient pas objectivement informés des réalités maliennes, victimes naïfs de la propagande orchestrée par le régime et ses soutiens extérieurs. Parmi eux des démocrates sincères qui, par conviction, n’ont jamais adhéré aux coups d’Etat militaires intervenus depuis la vague des indépendances africaines, coups d’Etat la plupart du temps inspirés et soutenus par les pays occidentaux et parmi eux surtout la France dans ses anciennes possessions coloniales. Depuis rien n’a fondamentalement changé sinon les méthodes devenues plus subtiles pour transformer des dictatures militaires en régimes ‘démocratiques’ par la magie du bulletin de vote lors d’élections visiblement tronquées mais validées avec le concours d’observateurs internationaux offrant complaisamment un certificat d’authenticité à un processus électoral auquel n’adhèrent point les populations directement concernées. Lors des dernières élections au Mali, l’ancien Président de la cour constitutionnelle  a eu  à dire qu’il n’y avait jamais eu autant de fraudes et d’irrégularités! Pourtant les résultats électoraux obtinrent le label démocratique. Cependant les Maliennes et les Maliens n’ont jamais eu autant de mépris pour leurs dirigeants et leur classe politique. Aujourd’hui les langues commencent à se délier révélant toute la puanteur d’un système basé sur le mensonge et le pillage des ressources publiques par une minorité de brigands en uniforme et en col blanc.

Quoi de plus normal qu’on s’époumone alors contre le coup d’Etat. Suffit-il de condamner un coup d’Etat pour être un démocrate alors que sa pratique quotidienne du pouvoir et de la gestion des affaires publiques est un déni de démocratie ? Est-on réellement démocrate quand on est aux côtés des dictateurs ‘démocratiquement’ élus contre leur propre peuple ? Est-on réellement démocrate quand, deux décennies durant, la pratique ‘démocratique’ du pouvoir a plongé les populations maliennes dans les affres de la misère, de l’injustice et de l’impunité. Est-ce démocratique que de l’étranger on vienne restaurer un ordre constitutionnel dont ne veut plus visiblement un peuple ? Est-il démocratique d’imposer la démocratie à coups d’intervention militaire et de menaces en tous genres ? De quelle démocratie s’agit-il ? Démocratie de la misère pour le plus grand nombre, démocratie des millionnaires et milliardaires pour une élite qui a tout volé et accaparé ? Lire la Suite

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