Fruits Rouges

Mali ou la Martinique du Sahel ? par Babacar Justin Ndiaye

Mali ou la Martinique du Sahel ?

par Babacar Justin Ndiaye

NdHier, 28 juillet 2013, les élections franco-maliennes se sont déroulées (presque) sur l’ensemble du territoire de l’ex-Soudan français.

Vous lisez bien : franco-maliennes. Les mots n’ont pas dépassé ma pensée ; c’est plutôt la réalité qui dépasse la fiction et la caricature. Qui, elles-mêmes, (fiction et caricature) sont lourdement taclées par la boutade de l’ancien ministre Tiébilé Dramé : « Laurent Fabius est le directeur des élections au Mali ». Lire la Suite

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Oumar Mariko de Sadi : «Ce qui s’est passé au Mali, c’était une insurrection populaire»

Oumar Mariko de Sadi :

«Ce qui s’est passé au Mali,

c’était une insurrection populaire»

Interview sur RFI d’ Oumar Mariko par Christophe Boisbouvier

 OUMAROumar Mariko, secrétaire général du Sadi,

candidat à la présidentielle malienne.

www.facebook.com/DrOumarMariko

 

RFI : A chaque fois que vous vous présentez, vous dites que les jeux sont faits à l’avance. Est-ce que c’est le cas aussi cette année ?

Oumar Mariko : Je ne peux pas dire que les jeux sont faits à l’avance. On tente de faire les jeux à l’avance. Lire la Suite

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Le hussard rouge : Daniel Bensaïd, 1946-2010 par Sebastien Budgen

Le hussard rouge :

Daniel Bensaïd,

 1946-2010

par Sebastien Budgen

Ce texte, initialement publié par International socialism en juin 2010, rend un hommage mérité à Daniel Bensaïd et présente l’avantage de resituer le contexte historique. Il donne à voir  que cette (notre) génération militante a tenté de comprendre et changer le monde ! Nous reproduisons donc ici la traduction de Florine Leplâtre publiée sur la site de Contretemps le 13 juillet 2013.

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Bensaïdbis

« On prétend souvent qu’il faut vivre avec son temps. Ce temps se meurt. Faudrait-il aussi pourrir et disparaître avec lui ? » (2004, pp. 460-461)1

« Mais parce que tu es tiède, et ni froid ni chaud, je te vomirai de ma bouche. » 2

Le temps prélève actuellement un lourd tribut sur les penseurs de la gauche radicale. Il suffit de faire la liste des noms de ceux que nous avons perdus récemment pour prendre la mesure de l’hécatombe : Georges Labica, Giovanni Arrighi, Peter Gowan, Gerald Cohen, Howard Zinn. Le rouleau compresseur avance inexorablement, prenant de la vitesse à mesure qu’il progresse. Chaque mort nous laisse pleins d’horreur et de regrets : encore un allié qui s’en va au mauvais moment, encore un tas de textes mal assimilés, encore un chemin de recherches et de réflexions qui s’arrête d’un coup. Mais pour ceux d’entre nous qui appartiennent à la gauche révolutionnaire, ceux d’entre nous qui sont encore engagés dans des démarches d’organisation, la disparition récente et soudaine de deux camarades en particulier, malgré leurs différences sous bien des aspects – esthétiques, stylistiques, intellectuelles, et de tempéraments – nous laisse dans une grande solitude, surtout en cette conjoncture sombre et incertaine. Lire la Suite

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Souveraineté et Nation par Jacques Sapir

Souveraineté et Nation

par Jacques Sapir

À propos d’un article de Frédéric LORDON, (reproduit ici) et en attendant le 14 juillet. 

Frédéric LORDON vient de publier un texte important[1] où il aborde la question essentielle de la souveraineté mais aussi celle tout aussi essentielle de la Nation. On voit immédiatement l’enjeu de ce texte, et des interrogations auxquelles il cherche à répondre, dans le contexte de la crise de l’Euro, mais aussi, plus généralement, de la crise de l’idée européenne engendrée par les efforts de ceux qui se proclament les plus ardents défenseurs de l’Union européenne. Ces questions ont aussi été abordées dans le livre qu’a dirigé Cédric Durand[2], et j’invite les lecteurs de ce carnet de se reporter au débat que j’ai eu avec lui dans des notes précédentes[3]. Lire la Suite

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Ce que l’extrême droite ne nous prendra pas par Frédéric Lordon

On pourra utilement lire la réaction de Jacques Sapir reproduite ici.

Ce que l’extrême droite ne nous prendra pas

 par Frédéric Lordon

 La colorimétrie des demi-habiles ne connaissant que deux teintes, toute mise en cause de l’Europe, fût-elle rendue au dernier degré du néolibéralisme, est le commencement d’une abomination guerrière, toute entrave au libre-échange est la démonstration manifeste d’une xénophobie profonde, toute velléité de démondialisation l’annonce d’un renfermement autarcique, tout rappel au principe de la souveraineté populaire la résurgence d’un nationalisme du pire, tout rappel au principe de la souveraineté populaire en vue d’une transformation sociale, la certitude (logique) du… national-socialisme, bien sûr ! Voilà sur quel fumier intellectuel prospère le commentariat européiste quand, à bout d’argument, il ne lui reste plus que des spectres à brandir. Lire la Suite
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