Fruits Rouges

Coups d’état : annoncé en Syrie, tus en Italie

Cet article de   Giancarlo Scottuzzi, journaliste italien, a l’immense mérite de resituer  dans le contexte Italien la préparation de la guerre contre la Syrie et son possible corolaire, l’organisation d’un coup d’état parfaitement préparé et muri, grâce au rideau de fumée de l’hystérie médiatique. 

Comme en France, une vaste opération médiatique y a été instiguée par le protagoniste principal de cette guerre, c’est-à-dire l’Otan et ses alliés, contre la Syrie, et dans le même temps une opération de déstabilisation armée a été menée depuis les pays voisins, sous prétexte d’appuyer une opposition démocratique qui n’a jamais demandé à ce que soit détruite la souveraineté nationale de ce beau pays. 

La guerre des médias et la fabrication de toute pièce d’un prétexte à intervenir au nom de « l’ingérence humanitaire » précède de peu la guerre annoncée que la France désormais à Gauche ne veut pas arrêter, et qui même s’y prépare, puisqu’il ne s’agit là que d’une allégeance réaffirmée à la politique États-unienne.

Sarkosy aura au moins réussi une chose : rompre avec la politique d’indépendance de la France, initiée par De Gaule, poursuivie par Pompidou, menacée par Giscard, rétablie par Mitterand, mais en cédant à la mondialisation fimancière, continuée peu ou prou par Chirac, mais en acceptant le carcan de l’Europe.

Pouvons nous encore revenir en arrière ? Quel est notre Programme aujourd’hui ?

Fruits rouges

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Coups d’état : annoncé en Syrie, tus en Italie

par Giancarlo Scottuzzi

Milan, 11 juin 2012

Les révélations du journaliste français Thierry Meyssan sur l’imminence d’une manipulation médiatique en Syrie, propulsive d’un coup d’Etat à l’avantage des Etats-Unis et de leurs alliés, sont crédibles. Elles proviennent d’une source saine
et digne de foi. Meyssan a été le premier à dévoiler que derrière les attentats du 11 septembre 2001 se trouvait le gouvernement des Etats-Unis ; parmi les premiers il a démasqué les révolutions colorées mises en scène, partout où c’était possible, par les Etats-Unis ; il a été le premier à documenter la manipulation médiatique qui a poussé les électeurs des pays made in usa (italiens compris) à saluer la néo-colonisation de la Libye comme une guerre de libération du tyran ; avant-dernière reconnaissance à Meyssan : il a annoncé dès l’origine comment la révolte anti-Assad est un stratagème virtuel dont on abreuve la presse embedded de l’Occident, journaux et télés italiennes au premier rang des plus grands ivrognes. Lire la Suite

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