Fruits Rouges

La guerre en Syrie est un plan de recolonisation dont fait partie l’Algérie par Michel Collon

Michel Collon à Algerie patriotique :

« La guerre en Syrie est un plan de recolonisation dont fait partie l’Algérie »

Michel Collon photo

Algerie patriotique : Comment évaluez-vous le développement de la situation en Syrie en ce moment ? 

Michel Collon : Je crois que l’on assiste à un tournant historique. On voit que les Etats-Unis, qui ont été, jusqu’à présent, très arrogants et se permettaient de déclencher des guerres assez facilement, sont maintenant face à une résistance très forte en Syrie, face aussi à un refus de la Russie et face à la résistance croissante des pays du Sud. Le sentiment qui se développe en Amérique latine, en Afrique, dans le monde arabe aussi et en Asie bien entendu, est que les Etats-Unis sont une puissance déclinante, qu’ils mènent une politique égoïste visant seulement à voler les richesses pendant que les peuples restent dans la pauvreté, et qu’il est donc temps de résister à ces guerres qui sont purement économiques, des guerres du fric, et qu’il faut construire un front par rapport auxEtats-Unis et à leurs alliés européens, puisque l’Europe suit les Etats-Unis de manière très docile et hypocrite et est impliquée dans ce système. Lire la Suite

Crise Syrienne : quand les démocraties fabriquent des monstres pour les gouverner par Jean-Paul Pougala

Crise Syrienne :

quand les démocraties fabriquent des monstres pour les gouverner

par Jean-Paul Pougala

Quand les Africains ont eu à subir l’arrogance du président français Nicolas Sarkozy dans les crises ivoirienne et libyenne, nous croyions avoir touché le fond du délire de l’incompétence et de la bêtise humaine.

Avec la crise syrienne, on arrive presque à regretter Nicolas Sarkozy.
Avant d’aller bombarder en Côte d’Ivoire et en Libye, il a pour le moins pris la peine d’avoir l’aval des Nations Unies, allant jusqu’à convaincre les Africains à voter avec lui et convaincre les Russes et les Chinois de s’abstenir.

Le monde entier avait pris le président américain George Bush pour un fou sanguinaire, pour sa décision de se passer des Nations Unies pour aller détruire l’Irak et perdre 6000 militaires américains. Mais à la décharge de monsieur Bush, on peut lui concéder le fait qu’il n’avait pas de précédent d’une telle erreur monumentale de laquelle s’inspirer. Bush croyait que lorsqu’on a plus d’armes que son ennemi, on le bat en guerre. Il ne savait pas que les guerres modernes ne se gagnent plus comme les anciennes guerres du XXème siècle, avec l’armistice et la reconnaissance du perdant de payer même les frais de guerre du gagnant. Bush ne savait pas que dans les guerres modernes, il n’est pas possible de savoir qui est le vrai vainqueur des guerres, mais on sait qui est le perdant, celui qui a pris l’initiative de la faire.
François Hollande, mûri de l’expérience de Bush et de Sarkozy, s’est finalement découvert une vocation : VA-T-EN GUERRE. Lire la Suite

« Comprendre les événements en Syrie » avec Bassam Tahhan et Bernard Genet

« Comprendre les événements en Syrie« 

avec Bassam Tahhan

et Bernard Genet

Conférence donnée à Marseille samedi 15 juin 2013 a l’association de solidarité et d’aide franco-Syrienne de Marseille (ASAFS).

En présence et avec les interventions de Mr le consul Pierre Salameh (consul de Syrie a Marseille) et Mr Habib Turki (président de l’ASAFS).

Cliquez pour voir la vidéo

http://youtu.be/aSisv4uPNDw

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Le texte et les documents ci-dessous sont la retranscription de l’intervention de Bernard Genet. Nous l’avions publié à part en attendant la vidéo. Par facilité pour comprendre les interventions nous le republions ici.

Quelques données sur

le Pétrole en Syrie

par Bernard Genet

Dans l’actuelle crise syrienne l’importance de la  question pétrolière (et gazière) n’a pas toujours été suffisamment mise en lumière. Ceci s’explique en première instance  par le fait que, à l’inverse de son voisin irakien, la Syrie ne se situe pas parmi les grands producteurs, mais elle n’est pas non plus dépourvue de ressources comme ses voisins immédiats : Turquie, Liban  et Jordanie, et elle se situe dans une zone où les promesses de gisements gaziers sous marins sont immenses. D’autre part sa position géographique en fait un point de passage naturel pour le transport des hydrocarbures moyen-orientaux vers les rivages de la Méditerranée et de là vers les consommateurs européens. Lire la Suite

La Syrie, centre de la guerre du gaz au Proche-Orient

DE LA GÉOPOLITIQUE DU PÉTROLE À CELLE DU GAZ

La Syrie, centre de la guerre

 du gaz au Proche-Orient

 par Imad Fawzi Shueibi

L’attaque médiatique et militaire à l’encontre de la Syrie est directement liée à la compétition mondiale pour l’énergie, ainsi que l’explique le professeur Imad Shuebi dans l’article magistral que nous publions. À un moment où la zone euro menace de s’effondrer, où une crise économique aiguë a conduit les États-Unis à s’endetter à hauteur de 14 940 milliards de dollars, et où leur influence s’amenuise face aux puissances émergentes du BRICS, il devient clair que la clé de la réussite économique et de la domination politique réside principalement dans le contrôle de l’énergie du XXIe siècle : le gaz. C’est parce qu’elle se trouve au cœur de la plus colossale réserve de gaz de la planète que la Syrie est prise pour cible. Les guerres du siècle dernier étaient celles du pétrole, mais une nouvelle ère commence, celle des guerres du gaz.

Les gazoducs North Stream, South Stream et Nabucco

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Coups d’état : annoncé en Syrie, tus en Italie

Cet article de   Giancarlo Scottuzzi, journaliste italien, a l’immense mérite de resituer  dans le contexte Italien la préparation de la guerre contre la Syrie et son possible corolaire, l’organisation d’un coup d’état parfaitement préparé et muri, grâce au rideau de fumée de l’hystérie médiatique. 

Comme en France, une vaste opération médiatique y a été instiguée par le protagoniste principal de cette guerre, c’est-à-dire l’Otan et ses alliés, contre la Syrie, et dans le même temps une opération de déstabilisation armée a été menée depuis les pays voisins, sous prétexte d’appuyer une opposition démocratique qui n’a jamais demandé à ce que soit détruite la souveraineté nationale de ce beau pays. 

La guerre des médias et la fabrication de toute pièce d’un prétexte à intervenir au nom de « l’ingérence humanitaire » précède de peu la guerre annoncée que la France désormais à Gauche ne veut pas arrêter, et qui même s’y prépare, puisqu’il ne s’agit là que d’une allégeance réaffirmée à la politique États-unienne.

Sarkosy aura au moins réussi une chose : rompre avec la politique d’indépendance de la France, initiée par De Gaule, poursuivie par Pompidou, menacée par Giscard, rétablie par Mitterand, mais en cédant à la mondialisation fimancière, continuée peu ou prou par Chirac, mais en acceptant le carcan de l’Europe.

Pouvons nous encore revenir en arrière ? Quel est notre Programme aujourd’hui ?

Fruits rouges

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Coups d’état : annoncé en Syrie, tus en Italie

par Giancarlo Scottuzzi

Milan, 11 juin 2012

Les révélations du journaliste français Thierry Meyssan sur l’imminence d’une manipulation médiatique en Syrie, propulsive d’un coup d’Etat à l’avantage des Etats-Unis et de leurs alliés, sont crédibles. Elles proviennent d’une source saine
et digne de foi. Meyssan a été le premier à dévoiler que derrière les attentats du 11 septembre 2001 se trouvait le gouvernement des Etats-Unis ; parmi les premiers il a démasqué les révolutions colorées mises en scène, partout où c’était possible, par les Etats-Unis ; il a été le premier à documenter la manipulation médiatique qui a poussé les électeurs des pays made in usa (italiens compris) à saluer la néo-colonisation de la Libye comme une guerre de libération du tyran ; avant-dernière reconnaissance à Meyssan : il a annoncé dès l’origine comment la révolte anti-Assad est un stratagème virtuel dont on abreuve la presse embedded de l’Occident, journaux et télés italiennes au premier rang des plus grands ivrognes. Lire la Suite